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Compétences marocaines résidant à l’étranger – Sara Bellali
12 mars 2021

Lorsque le professeur Didier Raoult, séduit par son travail et ses recherches, lui proposa en 2015 de l’encadrer pour sa thèse, la jeune casablancaise n’a pas hésité. Ainsi, durant quatre ans, Sara Bellali prépare sa thèse sous l’encadrement de celui qui est devenu aujourd’hui le fervent défenseur de la chloroquine comme traitement contre le nouveau Coronavirus. Depuis, elle a intégré l’Institut Hospitalo-Universitaire (IHU) de Marseille où elle occupe aujourd’hui, la fonction d’ingénieur de recherche. En côtoyant le Pr Raoult, qui figure actuellement en première position des chercheurs européens dont les publications ont été les plus citées par la communauté scientifique internationale dans le domaine des maladies infectieuses, la jeune marocaine de 28 ans, a non seulement progressé mais elle est reconnue dans le microcosme de la recherche. En effet, elle est aujourd’hui l’une des premières scientifiques dans le monde à avoir observé le Covid-19, bien avant la pandémie mondiale, et à en prendre un cliché au microscope électronique dans les laboratoires de l’IHU. Il faut dire que Sara Bellali, a sur son « tableau de chasse » plusieurs découvertes, notamment sur les bactéries du tube digestif, ce qui lui a donné droit à un brevet de recherche. A noter que sur les recherches associées au Covid-19, l’équipe de l’institut hospitalier a soigné presque 4.000 personnes atteintes du Coronavirus.

Née en 1992 à Casablanca, Sara Bellali a fait toutes ses études à l’école publique marocaine. Après l’obtention d’un baccalauréat scientifique, option physique chimie, elle rejoint la faculté des sciences de Ben M’sik à Casablanca où elle choisit d’étudier la biologie, avant de s’orienter vers un Master international en sciences de la vie et du développement en collaboration avec la Faculté de Médecine à Marseille. D’ailleurs, c’est à la fin de cette formation, juste avant son retour au Maroc, qu’elle a été remarquée par le professeur Raoult. Pour autant, la jeune marocaine voit son avenir au Maroc où elle rêve de constituer sa propre équipe de recherche afin de mener des projets scientifiques dans son domaine d’expertise.

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